18 Décembre 2014, 23h10.

Cette date restera à jamais gravée dans mon esprit comme la pire journée de ma vie. Ton départ, Maman. Le jour que je redoutais le plus depuis déjà plus de 8 ans. 8 ans de combat, mais cette foutue maladie a gagné. Je me sens tellement en colère en ce moment…

Les larmes n’arrivent plus à couler comme je l’aimerais. Je me souviens de ta phrase lors du décès de Papi en Juillet dernier : « Le pire dans tout cela, c’est que je n’arrive même pas à pleurer le départ de mon Papa, et pourtant cela me soulagerait tellement ! » . Comme je te comprends désormais ma Maman chérie. J’ai tant pleuré ces dernières semaines en me préparant au pire… Maintenant que l’épreuve est arrivée, je me sens vidée, amorphe, épuisée. Les sentiments restent bloqués dans ma gorge, sans que je puisse laisser libre cours à mon chagrin. J’ai certains moments de lucidité où je me prends l’évidence en pleine figure : tu es partie, tu ne reviendras plus jamais. Je ne pourrais plus jamais te parler, t’appeler pendant des heures au téléphone tous les soirs, me confier, t’écouter me faire tes leçons de méditation et de philosophie… Je ne pourrai plus t’aider, te soutenir, te rassurer… Comment vais-je pouvoir continuer ma vie sans toi maintenant ?! Sans ton amour ?

Ton départ a été tellement douloureux… Mon petit coeur s’est brisé en un milliard de morceaux en te voyant souffrir moralement comme cela… Je t’aime tant Maman… J’aurais aimé être là tous les jours durant ton hospitalisation. Je garderai à jamais le sourire qui a illuminé ton petit visage triste et fatigué lorsque tu m’as aperçu dans ta chambre d’hôpital. Et encore moins ce dernier câlin que tu m’as donné, un câlin d’adieu. Et les derniers mots que tu m’as chuchoté à l’oreille. Tu nous attendais pour partir, et le lendemain, tu t’en es allée…

Je me sens dévastée. Il n’y a rien de plus précieux dans une vie que nos parents. Tu nous as laissé bien vite Maman… Tu voulais tellement te battre pour nous. Tu as été le plus merveilleux modèle qu’une fille pouvait avoir : une mère aimante, battante, prête à tout pour ceux qu’elle aime. Une confidente, un repère, mon guide dans les moments difficiles, un véritable pilier d’amour et de force. Je n’aurais pu rêver mieux pour m’aider à grandir que de t’avoir auprès de moi.

Désormais, nous voilà bien seuls… Mais pour toi, parce que tu nous l’avais ordonné, nous allons continuer à vivre, réapprendre à sourire, et à être heureux. C’est ce que tu as toujours voulu pour nous… Je sais que tu seras toujours là pour moi, quelque part. Que tu m’écoutes et me soutiens, que tu accompagnes Papa, mon frère, Mima et Tatie aussi… Tu as rejoint Papi & Mamie et Picout… Ainsi que ton amie Danièle et tous ceux que nous avons déjà perdu. Je sais que tu as été bien accueillie par tout le monde. Ici, les témoignages d’affection à ton égard ont été très nombreux. Beaucoup de gens sont passés te voir au funerarium, et tu as reçu un nombre record de fleurs… La cérémonie d’Adieu a été très belle, l’église était pleine pour toi. Tout le monde pleure ton départ. Je suis si fière d’avoir eu une Maman aussi formidable et aimée. Tu es ma plus belle Etoile.

La douleur est tellement vive encore aujourd’hui. J’ai encore du mal à réaliser ton départ. J’alterne entre le déni, la colère, la tristesse, l’indifférence, la culpabilité et de nouveau ce vide, cette tristesse glaçante qui me serre le coeur. On avait beau se préparer à cette issue, la douleur est tellement intense. Je t’aime Maman, de tout mon coeur, de toute mon âme. J’aurais tellement aimé te garder près de moi, te donner des petits-enfants, organiser mon mariage avec toi comme nous avions commencé à le faire… Tu me manques tant…

Je t’aime tant… Prends soin de toi Là-Haut, embrasse Papi, Mamie et Picout pour moi, sois heureuse et ne t’inquiète pas : nous allons nous serrer les coudes et nous battre pour toi. Donne moi la force d’y arriver Maman… Je t’aime, je t’aime, je t’aime…

Ta petite Mimi.

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2 thoughts on “Maman…

  1. Je découvre cet article qui m’a beaucoup touché.
    Je viens de perdre mon papa, cela fait 20 jours aujourd’hui. La maladie aussi. Il avait 49 ans , et moi j’en ai 21.
    Je me suis beaucoup reconnue en te lisant. Et j’ai trouvé des mots sur des émotions que je n’arrivais pas encore à décrire …

    On a beau nous dire que tout passe avec le temps, mais non, pas ça. Alors je te souhaite bon courage. Et à bientôt je l’espère.

    1. Oh ma belle, je suis vraiment désolée pour ton papa, que toi aussi tu doives en passer par là… C’est une épreuve terrible oui, et c’est difficile au départ de s’y retrouver dans ce flot d’émotions… Pour ma part, tout était bloqué. Ca a mis des mois avant que les larmes ne coulent franchement sur mes joues.
      Non la douleur et l’absence ne passeront pas, mais on finit par se résoudre à la situation. En tout cas, je t’envoie tout mon maigre courage pour traverser cette horrible épreuve…

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